Le Québec en Chine - GERIQ
Par Guillaume Freire

L’événement

Malgré un effort de compression budgétaire, le gouvernement du Québec a démontré son intérêt à développer ses relations avec la Chine de façon plus importante. La nomination de M. Jean-François Lépine à la tête de la délégation québécoise en Chine constitue l'un des piliers de sa politique culturelle et commerciale en Asie. Ancien journaliste à la Société Radio-Canada posté à Beijing, il a aussi travaillé à développer les relations d’affaires des entreprises québécoises. Il reprendra ainsi le poste de directeur des bureaux déjà en place, soit ceux de Beijing et de Shanghai. M. Lépine aura aussi comme objectif de mettre en place une nouvelle antenne de la représentation québécoise dans la province du Shandong, dont l’ouverture est prévue en 2016.

Cette décision s'ajoute aux autres bonnes nouvelles pour les relations sino-québécoises. Outre les multiples missions gouvernementales et commerciales ayant eu lieu ces dernières années, les relations entre la métropole québécoise, et la capitale chinoise ont été simplifiées par la nouvelle liaison entre l’Aéroport de Montréal et Beijing. Ce sera le premier vol direct entre le Québec et l’Asie.

Le fond

Depuis la fin des années 1970, les relations entre le Québec et la Chine ont graduellement pris de l'importance. En effet, les exportations québécoises vers la Chine ont plus que doublées entre 2009 et 2014. En 2014, les échanges commerciaux totalisant environ 12,5 G$. Cela fait de l'Empire du Milieu le deuxième partenaire commercial du Québec, tout juste après les États-Unis. Toutefois, le manque à gagner pour équilibrer la balance commerciale avec cet État est considérable : le Québec exporte qu'un peu plus que le quart de ce qu’il importe. Pour ce qui est des secteurs où Québec veut approfondir la collaboration, on compte notamment la recherche, la science, la technologie et l’innovation, mais aussi le secteur culturel. En effet, de Bombardier à Aldo, en passant par la Coopérative des producteurs de sirop d’érable, des entreprises et institutions québécoises de tous genres sont présentes en Chine. Il est encourageant de voir qu'à l'instar des multinationales, les PME sont de plus en plus nombreuses à s'afficher sur le marché chinois.

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